Un cannibale dépressif
1
La raison m’échappe, toute réflexion est vaine, tant le monde est absurde, je ne veux plus y réfléchir, je veux juste le dépeindre, à travers ce que je comprends, respiré ce qui est absurde, comme je respire l’air qui traverse ce monde que je comprends plus, et que je ne veux plus comprendre.
Le monde est aussi logique qu’une réaction chimique ? Ou est-ce qu’il n’y a de réponses nulle part, qu’il n’y a pas de raison et là que la vie primaire sois le premier intérêt humain, au lieu de chercher à tout expliquer, ce qui ne mérite pas d’expliquer avant de mourir pour toujours.
Peut-être la vie est-elle est une absurdité tragique, les vies s’en vont comme un vieille automatisme naturel. Peut-être les vies humaines cherchent pourtant à tout définir et à comprendre le tout alors que le tout s’en fout. Peut-être nous sommes trop petit pour comprendre l’immense qui nous entoure, peut-être nous somme comme les atomes que les scientifiques examinent.
La folie, et l’ignorance, est-elle la meilleur manière de vivre, au lieu de chercher un sens à tous ? La vie est trop courte pour ne pas que j’en profite, je suis en pleine délectation lorsque je respire cette chair tout près de moi, je suis près à mordre dedans. Mon corps et mon esprit sont glacés quand je suis seul dehors. Mon corps frissonne de plaisir lorsque je lèche la peau, de préférence féminine, car la peau masculine est souvent velue.
Le pire c’est quand j’essaie de dormir, quand je suis seul dans la rue sans personne pour m’accueillir chez lui. Le mieux c’est quand je bois et que je mords la chair et le sang de ma victime, je jubile de plaisir et de délectation.
Le fait que je ne porte plus de cheveux depuis longtemps est à la fois bénin et malheureux pour moi. J’ai plus froid quand je suis dehors, alors que dans le cas ou j’aurais des cheveux ils seraient gras et pouilleux, et je ne pourrais plus trouver mes proie de la manière la plus correcte.
Je me mets sur mon 31, et je vais dans cette soirée chic. Partout je sais quand il y en a, par habitude. Lorsque je suis mauvais dragueur je n’ai rien à manger le soir. Les vrais dragueurs draguent pour s’envoyer en l’air, moi je drague par appétit véritable, appétit du corps et de la chair, de filles avec qui j’ai discuté auparavant.
Je croise dans la soirée, une jolie brune. Elle engage la conversation avec moi et quelques échanges aimables et bienveillants avec le plus grand charisme possible suffisent pour moi à la séduire. Ne croyez pas que ce soit si facile pour moi tous les jours. La jolie brune était une bourgeoise assez facile d’accès. Nous dansons ensemble avant que je juge raisonnable de l’embrasser.
Le contact des lèvres est toujours pour moi le passage le plus difficile. Mon esprit lourd de fatigue et de noirceur se plaît infiniment à ce passage qui n’est qu’un instant. Mon esprit devient violent dans l’emprise de cette délectation soudaine, et a du mal à contenir sa faim de chair et de sang. C’est une épreuve intense, un avant goût du bien être absolu auquel il est difficile et éprouvant dans sortir.
Au sortir de ce contact mon souffle est haletant, et j’ai l’eau à la bouche ! Je me cache le visage. Je m’excuse et je demande un moment pour me laver le visage, je n’en peux vraiment plus. Devant la glace je me regarde, mes yeux expriment le manque et sont affamés de désir.
Je suis vraiment fatigué.
Je retourne dans la salle principale, d’où la jeune brune est partie, de dépit. Je ne laisse pas le temps à ma rage d’exploser et je retourne dans la salle d’eau. Je donne un violent coup de poing sur le lavabo. Mon esprit s’était déjà enivré de sa chaire. Et maintenant elle m’était séparée. Je reprends peu à peu conscience de moi-même. Un frisson me parcourt le corps.
Je sors de cet endroit, et marche au hasard des rues. A quoi bon continuer ? Le froid et l’angoisse me rattrape toujours. A ce moment-là je ne m’aime pas, je suis tellement étranger à ce monde qui ont le bonheur si limpide. Moi je suis fou et dépressif. J’ai compris avant de ne plus rien comprendre, le bonheur m’échappe, la délectation de la chaire est une drogue qui constitue mon seul plaisir.
Je gémissais le long du chemin au cours duquel je vis, par hasard la jolie brune. Elle était accompagnée d’une autre fille. Fille qui ne me faisait aucune envie. Elles bavardaient avec animation en marchant. Elles riaient parfois, rire léger et euphorique, alors que les miens étaient simplement des sautes d’humeur, de l’hystérie glacial et malheureuse, un rire cynique dénué de réel bonheur. Je décidais de les suivre à leur insu. La faim guidait mes pas vers elles comme une marionnette.
Mon esprit était nerveux, mais je marchais calmement. Je ne voulais pas perdre de vue les deux bourgeoises. Je me concentrais sur leurs deux silhouettes, et j’évitais de trop désirer la créature que j’avais touchée des lèvres. Elles s’arrêtèrent devant une maison, sans doute pour y entrer, je m’arrêtais aussi afin de les observer. Une seule d’entre elle entra dans la maison, la brune restait dehors, et lui fit un signe de la main. Avant de s’en aller.
Le sourire me vint aux lèvres, je continuais ainsi de l’a suivre, à travers les rues. Elle arriverait sans doute bientôt chez elle, et peut-être que chez elle, il y aurait du monde, et si ce serait le cas, je ne pourrais plus rien lui faire. J’accélérais mon pas, oubliant de ne pas faire me faire entendre. J’avais encore l’eau à la bouche à la vision de cet être qui s’approchait peu à peu de moi. Je ne me contenais plus, je commençais à courir. Elle se retourna, et ses yeux exprimèrent la surprise. Je ne lui laissais pas le temps de réfléchir plus longtemps et je me jetais sur elle.
Habituellement, j’attaquais mes proie lentement mais sûrement, dans le calme, ainsi, elles ne se rendaient pas compte (Il y a même dès fois où je les droguais pour les filles trop nerveuse) de ce que j’allais faire. La jolie brune, se débattait déjà et était terrifiée. Si elle ne se doutait sans doute pas que j’allais la dévorer, elle devait croire que j’allais la violer ou la battre.
Elle était sous mon emprise et ne pouvais plus s’échapper, mais c’est la première fois que j’agissais avec une tel violence.
Elle était réellement terrorisé, et commençait même à pleurer, avant que la peine et la pitié m’atteigne je commençais à mordre dans sa chair. Son cri de douleur et de peur me déchirait le cœur. Ses mouvements vains et violents étaient frénétiques. Pour que son cri n’émeute pas quelqu’un je mordais sa gorge. Malgré son état, elle continuait de vivre et se débattait même avec une vivacité étonnante et bouleversante. Je ne supportais pas la vision de ses yeux, et je pouvais plus la supporter elle. Je l’achevais rapidement.
Je n’avais plus l’envie de l’a terminée. Je jetais ce qui restait d’elle dans le canal le plus proche. Mon cœur était alors sous l’emprise d’une violente folie et tristesse, alors que je n’avais pas encore totalement pris conscience de ce que j’avais fait. Je hurlais, de douleur.
Je pleurais comme un bébé. La terreur que j’avais provoqué et le fait qu’elle s’était rendu compte de ce qu’il lui arrivait me criait à l’esprit.
Je me recroquevillais, j’étais soumis à ce sentiment et à cette colère drastique. Je me relevais et chancelais et rentrais chez moi.
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La raison m’échappe, toute réflexion est vaine, tant le monde est absurde, je ne veux plus y réfléchir, je veux juste le dépeindre, à travers ce que je comprends, respiré ce qui est absurde, comme je respire l’air qui traverse ce monde que je comprends plus, et que je ne veux plus comprendre.
Le monde est aussi logique qu’une réaction chimique ? Ou est-ce qu’il n’y a de réponses nulle part, qu’il n’y a pas de raison et là que la vie primaire sois le premier intérêt humain, au lieu de chercher à tout expliquer, ce qui ne mérite pas d’expliquer avant de mourir pour toujours.
Peut-être la vie est-elle est une absurdité tragique, les vies s’en vont comme un vieille automatisme naturel. Peut-être les vies humaines cherchent pourtant à tout définir et à comprendre le tout alors que le tout s’en fout. Peut-être nous sommes trop petit pour comprendre l’immense qui nous entoure, peut-être nous somme comme les atomes que les scientifiques examinent.
La folie, et l’ignorance, est-elle la meilleur manière de vivre, au lieu de chercher un sens à tous ? La vie est trop courte pour ne pas que j’en profite, je suis en pleine délectation lorsque je respire cette chair tout près de moi, je suis près à mordre dedans. Mon corps et mon esprit sont glacés quand je suis seul dehors. Mon corps frissonne de plaisir lorsque je lèche la peau, de préférence féminine, car la peau masculine est souvent velue.
Le pire c’est quand j’essaie de dormir, quand je suis seul dans la rue sans personne pour m’accueillir chez lui. Le mieux c’est quand je bois et que je mords la chair et le sang de ma victime, je jubile de plaisir et de délectation.
Le fait que je ne porte plus de cheveux depuis longtemps est à la fois bénin et malheureux pour moi. J’ai plus froid quand je suis dehors, alors que dans le cas ou j’aurais des cheveux ils seraient gras et pouilleux, et je ne pourrais plus trouver mes proie de la manière la plus correcte.
Je me mets sur mon 31, et je vais dans cette soirée chic. Partout je sais quand il y en a, par habitude. Lorsque je suis mauvais dragueur je n’ai rien à manger le soir. Les vrais dragueurs draguent pour s’envoyer en l’air, moi je drague par appétit véritable, appétit du corps et de la chair, de filles avec qui j’ai discuté auparavant.
Je croise dans la soirée, une jolie brune. Elle engage la conversation avec moi et quelques échanges aimables et bienveillants avec le plus grand charisme possible suffisent pour moi à la séduire. Ne croyez pas que ce soit si facile pour moi tous les jours. La jolie brune était une bourgeoise assez facile d’accès. Nous dansons ensemble avant que je juge raisonnable de l’embrasser.
Le contact des lèvres est toujours pour moi le passage le plus difficile. Mon esprit lourd de fatigue et de noirceur se plaît infiniment à ce passage qui n’est qu’un instant. Mon esprit devient violent dans l’emprise de cette délectation soudaine, et a du mal à contenir sa faim de chair et de sang. C’est une épreuve intense, un avant goût du bien être absolu auquel il est difficile et éprouvant dans sortir.
Au sortir de ce contact mon souffle est haletant, et j’ai l’eau à la bouche ! Je me cache le visage. Je m’excuse et je demande un moment pour me laver le visage, je n’en peux vraiment plus. Devant la glace je me regarde, mes yeux expriment le manque et sont affamés de désir.
Je suis vraiment fatigué.
Je retourne dans la salle principale, d’où la jeune brune est partie, de dépit. Je ne laisse pas le temps à ma rage d’exploser et je retourne dans la salle d’eau. Je donne un violent coup de poing sur le lavabo. Mon esprit s’était déjà enivré de sa chaire. Et maintenant elle m’était séparée. Je reprends peu à peu conscience de moi-même. Un frisson me parcourt le corps.
Je sors de cet endroit, et marche au hasard des rues. A quoi bon continuer ? Le froid et l’angoisse me rattrape toujours. A ce moment-là je ne m’aime pas, je suis tellement étranger à ce monde qui ont le bonheur si limpide. Moi je suis fou et dépressif. J’ai compris avant de ne plus rien comprendre, le bonheur m’échappe, la délectation de la chaire est une drogue qui constitue mon seul plaisir.
Je gémissais le long du chemin au cours duquel je vis, par hasard la jolie brune. Elle était accompagnée d’une autre fille. Fille qui ne me faisait aucune envie. Elles bavardaient avec animation en marchant. Elles riaient parfois, rire léger et euphorique, alors que les miens étaient simplement des sautes d’humeur, de l’hystérie glacial et malheureuse, un rire cynique dénué de réel bonheur. Je décidais de les suivre à leur insu. La faim guidait mes pas vers elles comme une marionnette.
Mon esprit était nerveux, mais je marchais calmement. Je ne voulais pas perdre de vue les deux bourgeoises. Je me concentrais sur leurs deux silhouettes, et j’évitais de trop désirer la créature que j’avais touchée des lèvres. Elles s’arrêtèrent devant une maison, sans doute pour y entrer, je m’arrêtais aussi afin de les observer. Une seule d’entre elle entra dans la maison, la brune restait dehors, et lui fit un signe de la main. Avant de s’en aller.
Le sourire me vint aux lèvres, je continuais ainsi de l’a suivre, à travers les rues. Elle arriverait sans doute bientôt chez elle, et peut-être que chez elle, il y aurait du monde, et si ce serait le cas, je ne pourrais plus rien lui faire. J’accélérais mon pas, oubliant de ne pas faire me faire entendre. J’avais encore l’eau à la bouche à la vision de cet être qui s’approchait peu à peu de moi. Je ne me contenais plus, je commençais à courir. Elle se retourna, et ses yeux exprimèrent la surprise. Je ne lui laissais pas le temps de réfléchir plus longtemps et je me jetais sur elle.
Habituellement, j’attaquais mes proie lentement mais sûrement, dans le calme, ainsi, elles ne se rendaient pas compte (Il y a même dès fois où je les droguais pour les filles trop nerveuse) de ce que j’allais faire. La jolie brune, se débattait déjà et était terrifiée. Si elle ne se doutait sans doute pas que j’allais la dévorer, elle devait croire que j’allais la violer ou la battre.
Elle était sous mon emprise et ne pouvais plus s’échapper, mais c’est la première fois que j’agissais avec une tel violence.
Elle était réellement terrorisé, et commençait même à pleurer, avant que la peine et la pitié m’atteigne je commençais à mordre dans sa chair. Son cri de douleur et de peur me déchirait le cœur. Ses mouvements vains et violents étaient frénétiques. Pour que son cri n’émeute pas quelqu’un je mordais sa gorge. Malgré son état, elle continuait de vivre et se débattait même avec une vivacité étonnante et bouleversante. Je ne supportais pas la vision de ses yeux, et je pouvais plus la supporter elle. Je l’achevais rapidement.
Je n’avais plus l’envie de l’a terminée. Je jetais ce qui restait d’elle dans le canal le plus proche. Mon cœur était alors sous l’emprise d’une violente folie et tristesse, alors que je n’avais pas encore totalement pris conscience de ce que j’avais fait. Je hurlais, de douleur.
Je pleurais comme un bébé. La terreur que j’avais provoqué et le fait qu’elle s’était rendu compte de ce qu’il lui arrivait me criait à l’esprit.
Je me recroquevillais, j’étais soumis à ce sentiment et à cette colère drastique. Je me relevais et chancelais et rentrais chez moi.
2
J’avais été dégoûté de chair humaine depuis longtemps. Mais la faim m’avais contrait à recommencé. Et puis je ne pouvais pas envisager de changer mon alimentation. J’ai essayé plusieurs fois de me suicider, mais ces tentatives étaient à chaque fois des échecs pitoyables.
La violence de ma culpabilité ne voulait pas s’incliner par la force de la raison et du temps. Je me recroquevillais de nouvelles fois quand le souvenir revenais à moi, et je gémissais.
Une fois, je tentais de me prendre au dessus du canal où j’avais jeté le corps, sur le pont qui le surmontait. Je vomissais trop de sang et ma gorge me faisait tellement mal, qu’elle m’ordonnait de rester encore envie. Je me morfondais dans mon malheur, mon espoir était cassé depuis longtemps, mais là j’étais torturé par la culpabilité, un désir violent de rédemption sur moi-même au nom de la jolie brune et d’ailleurs de tout les gens que j’ai dévoré depuis vingt ans.
A quoi ça sert de vivre ? La vie est vaine, nous sommes inutiles. Nous sommes plus qu’insignifiant à l’égard de l’immensité du tout. Nous ne servons à rien, notre vie est un court passage de souffrance et de semblant de bonheur, voué à être achevé. Soit nous souffrons lentement avant de mourir, soit nous mourrons brutalement. Nous sommes persécutés par la vie et par la mort qui n’ont pas lieu d’être qui sont tout à fait absurde pour nous.
Tout ce corps ne sert à rien, tout mon être est inutile.
Je veux me tuer, je n’y arrive pas. Je n’ai pourtant pas ce désir de rendre tout au noir ce qui peut paraître rose pour d’autres. Le bonheur m’échappe, je ne vis que de faim et de souffrance, je n’assume plus ma propre existence.
Je mâche machinalement, à contrecœur la chair que j’aimais autrefois, je n’ai pas la force de me forcer à ne plus manger et à me laisser mourir. Je suis déjà enivré de l’air que je respire, le bonheur est devenu une drogue rare, sans quoi je tremble et me morfonds dans ma douleur spirituelle. Je suis couché sur le trottoir, me masquant le visage afin que l’on ne me reconnaisse pas. Je souris d’un profond cynisme lorsque certains me jette une pièce, je ne suis même plus indigné lorsque d’autres me traite de clochard et me jette des cailloux. Je le mérite.
Le sol est mouillé de mes larmes, mes yeux sont bouffis par ma culpabilité. Je jette l’aumône, sur les gens qui me l’ont donné lorsqu’ils repassent dans ma rue, mais il ne me remarque pas, ils m’ignorent.
Je vois une voiture verte ralentir devant moi, quelqu’un sort de cette voiture.
La violence de ma culpabilité ne voulait pas s’incliner par la force de la raison et du temps. Je me recroquevillais de nouvelles fois quand le souvenir revenais à moi, et je gémissais.
Une fois, je tentais de me prendre au dessus du canal où j’avais jeté le corps, sur le pont qui le surmontait. Je vomissais trop de sang et ma gorge me faisait tellement mal, qu’elle m’ordonnait de rester encore envie. Je me morfondais dans mon malheur, mon espoir était cassé depuis longtemps, mais là j’étais torturé par la culpabilité, un désir violent de rédemption sur moi-même au nom de la jolie brune et d’ailleurs de tout les gens que j’ai dévoré depuis vingt ans.
A quoi ça sert de vivre ? La vie est vaine, nous sommes inutiles. Nous sommes plus qu’insignifiant à l’égard de l’immensité du tout. Nous ne servons à rien, notre vie est un court passage de souffrance et de semblant de bonheur, voué à être achevé. Soit nous souffrons lentement avant de mourir, soit nous mourrons brutalement. Nous sommes persécutés par la vie et par la mort qui n’ont pas lieu d’être qui sont tout à fait absurde pour nous.
Tout ce corps ne sert à rien, tout mon être est inutile.
Je veux me tuer, je n’y arrive pas. Je n’ai pourtant pas ce désir de rendre tout au noir ce qui peut paraître rose pour d’autres. Le bonheur m’échappe, je ne vis que de faim et de souffrance, je n’assume plus ma propre existence.
Je mâche machinalement, à contrecœur la chair que j’aimais autrefois, je n’ai pas la force de me forcer à ne plus manger et à me laisser mourir. Je suis déjà enivré de l’air que je respire, le bonheur est devenu une drogue rare, sans quoi je tremble et me morfonds dans ma douleur spirituelle. Je suis couché sur le trottoir, me masquant le visage afin que l’on ne me reconnaisse pas. Je souris d’un profond cynisme lorsque certains me jette une pièce, je ne suis même plus indigné lorsque d’autres me traite de clochard et me jette des cailloux. Je le mérite.
Le sol est mouillé de mes larmes, mes yeux sont bouffis par ma culpabilité. Je jette l’aumône, sur les gens qui me l’ont donné lorsqu’ils repassent dans ma rue, mais il ne me remarque pas, ils m’ignorent.
Je vois une voiture verte ralentir devant moi, quelqu’un sort de cette voiture.